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"On prend la main coupée d'un pendu, qu'il faut lui avoir achetée avant la mort, on la plonge, en ayant soin de la tenir presque fermée, dans un vase de cuivre contenant du zimac et du salpêtre, avec de la graisse de spondillis. On expose le vase à un feu clair de fougère et de verveine, de sorte que la main s'y trouve, au bout d'un quart d'heure, parfaitement desséchée et propre à se conserver longtemps. Puis, ayant composé une chandelle avec de la graisse de veau marin et du sésame de Laponie, on se sert de la main comme d'un martinet pour y tenir cette chandelle allumée; et, par tous les lieux où l'on va, la portant devant soi, les barres tombent, les serrures s'ouvrent, et toutes les personnes que l'on rencontre demeurent immobiles. Cette main ainsi préparée reçoit le nom de main de gloire."
Méditation d’Oriane (crayon de couleur parme): cette recette indique «comment entrer chez quelqu’un sans être vu». J’avoue une certaine attirance pour les pratiques des multiples «mancies» pratiquées dans le monde. On peut en rire (c’est ce que faisait le Général) mais pourtant j’ai été moi-même témoin d’événements incroyables provoqués par des sorciers en Afrique ou en Asie. Aux Philippines notamment pendant nos deux ans de séjour. Il faudra que je les rapporte en m’arrangeant pour les rapporter dans mon roman.
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